Le Programme d’éducation pour la paix en Équateur

Kathryn Bright a passé six mois en Équateur avec l’équipe qui travaillait au lancement du Peace Education Program* en Amérique du Sud.

TPRF : Vous êtes de retour au Colorado après six mois de bénévolat dans le nord de l’Équateur. Qu’est-ce qui vous a incitée à vous y rendre ?

K.B. : L’an dernier, j’y ai passé une semaine et j’ai d’abord vu un pays étonnant, des gens merveilleusement gentils et aussi ce qu’il se passait autour du message de paix de Prem Rawat. Comme j’avais du temps et les moyens d’y retourner, j’y suis allée, dans l’espoir de prendre une part plus active dans ce travail très porteur et important.

Préparation et installation du terrain de Peguche par des bénévoles, à l’occasion de la venue de Prem Rawat

Préparation et installation du terrain de Peguche par des bénévoles, à l’occasion de la venue de Prem Rawat

Peu de choses m’avaient préparée à plonger dans cette culture, ni mes deux années d’espagnol au lycée, ni les quelques cours d’informatique que j’ai suivis. J’ai donc surtout appris par immersion culturelle. La chaleur avec laquelle les Équatoriens accueillent chaque personne – souvent par un baiser sur la joue – m’a tellement plu que je me suis retrouvée à vouloir faire la même chose de retour chez moi à Boulder. Les gens ont une bienveillance et une gentillesse incroyables les uns pour les autres.

TPRF : Lorsque vous êtes allée en Équateur, saviez-vous ce que vous alliez pouvoir y faire pour aider ?

K.B. : Je suis arrivée en janvier en espérant qu’une conférence avec Prem Rawat aurait lieu, mais rien n’était confirmé. J’ai alors participé à la recherche de lieux, dont des stades à ciel ouvert. Nous avons visité de grands stades de foot, et un plus petit à Peguche, où pâturaient des vaches et des moutons. A priori, je n’aurais vraiment pas imaginé qu’une grande manifestation ouverte au public puisse se tenir dans un simple champ. Mais c’est pourtant là qu’elle a eu lieu, grâce à la population locale qui y a très largement contribué en nettoyant le terrain pour en faire un beau site où 2 800 personnes ont eu la chance de voir Prem Rawat en personne – une première pour bien des participants.

Terrain de Peguche avant la conférence

Terrain de Peguche avant la conférence

Au premier minga (réunion des personnes qui vont préparer le terrain pour la manifestation), j’ai vu des femmes vêtues de longues jupes traditionnelles et de blouses blanches brodées, certaines portant des bébés sur le dos, qui manipulaient sans difficulté de lourds outils tout en bavardant gaiement. J’ai essayé d’en soulever un mais il était trop lourd. Alors je suis restée là un moment, à regarder et admirer ce travail d’équipe qui se faisait si naturellement avec ces femmes, ces hommes et même des jeunes de l’école voisine venus donner un coup de main. Leur générosité m’a vraiment touchée.

Puis, deux femmes sont arrivées avec un grand baquet de chicha (boisson traditionnelle à base de riz) et des petits pains contenant une fine tranche de fromage tendre, destinés aux travailleurs. Les femmes m’ont laissée distribuer les petits pains et une tasse de chicha, en m’indiquant qui, parmi les plus âgés, servir en premier. Les remerciements sincères reçus de chacun d’eux pour cette petite collation me sont allés droit au cœur. Avoir la chance de pouvoir aider si simplement m’a fait ressentir humilité et reconnaissance.

Projection d’une vidéo dans un village

Projection d’une vidéo dans un village

J’ai participé aussi à l’organisation de plusieurs événements de différentes tailles pour présenter le message de paix de Prem Rawat et aidé à préparer le Festival pour la paix à venir. Il nous est même arrivé une fois de projeter une vidéo en pleine rue, près de Peguche !

Deux jours avant la conférence de Peguche, Prem Rawat a pris la parole à Ibarra devant 450 personnes, dont des représentants du gouvernement et des éducateurs. Ce lancement officiel latino-américain du Peace Education Program de TPRF était sponsorisé à la fois par le ministère de l’Éducation de la province d’Imbabura et par TPRF. En étroite collaboration avec le personnel du ministère, nous avons invité les personnes susceptibles d’être intéressées par une introduction du PEP dans le système d’éducation national.

J’ai assisté avec enthousiasme aux quatre séances du premier PEP dans une traduction en espagnol latino-américain qui avait été finalisée le jour-même. Tous les participants ont suivi avec la même excitation que moi le lancement de ces ateliers.

Premier atelier PEP en espagnol (Équateur)

Premier atelier PEP en espagnol (Équateur)

TPRF : Avez-vous d’autres projets ?

K.B. : J’aimerais beaucoup me rendre à Otavalo, où des bénévoles ont traduit des vidéos de Prem Rawat en kichwa. Même si la plupart des moins de 35 ans parlent aussi l’espagnol, beaucoup ne comprennent que cette langue locale. Ce serait formidable que cette communauté parraine des ateliers du PEP pour que les gens de cette région puissent savoir que la paix individuelle est possible. Ce peuple est très réceptif à un tel message.

La curiosité naturelle des Équatoriens, comme leur capacité à écouter sans se laisser distraire, ont été une vraie surprise pour moi. Quand on leur a demandé s’ils avaient aimé les projections vidéo, j’ai adoré voir leurs visages s’illuminer. Personnellement, j’espère conserver la gratitude que j’éprouve devant tout ce que m’ont appris ces bénévoles si généreux, sur la simplicité, l’humilité et la chaleur du ressenti.

Lors de son prochain post, Kathryn reviendra sur le financement d’un puits par TPRF, dont bénéficie toujours la population du village de Paragachi, en Équateur.

* Programme d’éducation pour la paix (PEP).

Bénévoles du PEP en Équateur

 

 

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