Le Programme d’éducation pour la paix s’implante maintenant au Mozambique, un pays rongé par les conflits, les déplacements forcés et la pauvreté.
La province de Sofala, dans le centre du Mozambique, a été l’épicentre de la longue guerre civile de seize ans qui s’est terminée en 1992. La population continue d’y vivre dans un dénuement extrême. Les districts de Muanza et Cheringoma en particulier comptent parmi les plus démunis du pays, qui reste classé parmi les plus pauvres du monde. Dans toute la province de Sofala, des centaines de milliers de personnes subissent les séquelles des conflits passés, la disparition de leurs sources de revenus et une instabilité persistante. Cette région souffre d’un cruel manque de ressources, avec un accès limité à l’instruction et à des services sociaux.
C’est dans ce contexte qu’un habitant de la région, José-Luis Costumo, a entendu parler de la fondation Prem Rawat (TPRF). Il est tombé sur le Programme d’éducation pour la paix de TPRF en faisant une recherche en ligne sur les programmes tournant autour de la paix. Apolitique et non sectaire, le Programme d’éducation pour la paix est constitué de dix ateliers qui favorisent le bien-être émotionnel et la paix intérieure en abordant dix grands thèmes : la paix, l’appréciation, la force intérieure, la conscience de soi, la clarté, la compréhension, la dignité, le choix, l’espoir et la plénitude.
M. Costumo a envoyé un email sur-le-champ à TPRF, convaincu de son potentiel pour le bien-être et l’avenir de sa communauté. Il a fait une demande pour à la fois obtenir une licence d’utilisation et pouvoir animer les ateliers.

Muni d’une microsubvention accordée par TPRF, il a mis en place le programme dans les districts villageois de Cheringoma, Muanza et Gorongosa dans le centre du pays, ainsi qu’à Nhangau, qui est situé en plein centre de Beira, grande ville côtìère du Mozambique. Auparavant, le manque d’équipement limitait le nombre de lieux où le programme pouvait être dispensé mais, grâce à l’appui de TPRF, M. Costumo a pu déployer le programme simultanément dans plusieurs endroits.
Il les a choisis spécifiquement en raison de leur marginalisation économique de longue date et du sous-investissement chronique qu’ils subissent. C’est ainsi que le programme a été offert à des élèves de lycée, à des personnels scolaires, des adultes et des sans-abris. À la différence des programmes de développement économique et d’aide humanitaire qui visent à dispenser des ressources matérielles ou des aptitudes, le Programme d’éducation pour la paix offre aux participants la possibilité d’une réflexion sur soi.
Selon M. Costumo, ces derniers constatent une baisse de leur anxiété, une meilleure approche pour résoudre les problèmes et une plus grande capacité à faire des choix personnels. Il y en a même certains qui avaient des problèmes mentaux graves, allant jusqu’au désespoir, qui ont vu un changement en eux.

M. Costumo a l’intention de présenter le Programme aux ONG de la province, à des enseignants, au personnel politique et médical qui travaillent dans des zones reculées. Dans un pays comme le Mozambique qui a connu la guerre et ses dévastations, miser sur l’éducation à la paix est crucial si l’on veut ranimer la résilience et arriver à panser les plaies. Pour un changement qui s’inscrive dans la durée, les gens ont besoin d’outils concrets dans leur vie quotidienne, de manière à savoir prendre des décisions, résoudre les conflits et avoir une conscience d’eux-mêmes. C’est précisément ce qu’offre le Programme d’éducation pour la paix en donnant la possibilité aux participants d’entrer en contact avec soi.






